Interview par Prog Censor

 

Prog censor : Bonjour. High on Wheels existe depuis 2014. Pouvez-vous nous présenter la composition du trio et parler de vos précédentes réalisations?
High On Wheels : C’est Greg à la batterie, Bruno à la guitare et Gilles à la basse, on chante tous dans le groupe.
Le groupe est la création de Greg et de l’ancien bassiste Benoît à la base, puis s’est additionné Bruno en 2015 après plusieurs auditions de gratteux puis, au départ de Benoît, Gilles l’a remplacé en 2016.
On a enregistré et sorti en 2015 une démo éponyme avec l’ancien bassiste en autoproduit afin de démarcher les bars, salles et assos. Après pas mal de concerts et une petite tournée, on a enregistré notre 1er Album «Astronauts follow me down» en 2017 à la Batterie de Guyancourt (78) qui est sorti en 2018, c’est un 7 titres avec des compos principalement réalisées avant l’arrivée de Gilles.

Pc: Comment définissez-vous votre groupe et vos productions, du stoner ou du desert rock?
HoW: C’est compliqué les étiquettes. T’en as une sur ta combinaison, mais ça ne définit pas qui tu es. Aujourd’hui, on est obligé de se placer dans une case pour faciliter la visibilité mais quand on compose ensemble on ne se dit pas: «Ouais ça, ça fait stoner». On fait le son qu’on aime et ça ressemble à ce qu’on appelle du desert rock.

Pc: Pouvez-vous nous parler de votre nouvel album «Fuzzmovies» et préciser les thèmes que vous y abordez?
HoW: C’est l’album qui représente le mieux ce qu’on fait tous les trois. Pour «Astronauts Follow Me Down», Gilles faisait partie du groupe depuis seulement quelques mois, il n’avait pas eu le temps de mettre sa patte dans les compos. Là c’est le résultat d’un vrai travail à trois. On est monté d’un cran à tous les niveaux et on pense que ça s’entend.
On n’aborde pas de thème précis qu’on aurait défini autour d’une table. Si on devait en choisir un, on pourrait dire: le voyage. Que ce soit un voyage cosmique dans notre fusée, un voyage spirituel dans nos rêves, dans tous les cas, n’oubliez pas votre combinaison.

Pc: Dès le titre «Blind Your Mind», on peut entendre une voix féminine. À quel film faites-vous référence dans ce titre?
HoW: On fait référence au film de Russ Meyer «Faster, Pussycat! Kill! Kill!», on a bien accroché à cette histoire assez folle avec une bande de nanas, avec leurs supers bolides dans une Amérique des années 60, qui foutent le bordel dans une bourgade désertique. Autre référence aux films de Russ, on a utilisé des samples du film «Supervixens» pour le titre du même nom.

Pc: Dans «Hitman le Cobra», des paroles en français font leur apparition pour une histoire de vengeance. Faites-vous allusion à un film en particulier?
HoW: Oui! C’est tout simplement «Hitman le Cobra», un nanar hongkongais devenu culte en France grâce à son incroyable doublage VF et à la chronique que lui a faite le site Nanarland. On était tellement fans des répliques qu’on a voulu les caler dans un morceau pour nous faire marrer, nous, nos potes, et le public.

Pc: Quel est le sujet de «Thrill Under my Wheels»?
HoW: Le sujet de Thrill évoque un peu le film «Deathproof» de Tarantino, l’histoire d’un type psychopathe qui se donne pour mission de buter des nanas sans défenses dans sa bagnole! La base.

Pc: Comment avez-vous réalisé l’album? J’imagine que, dans la situation que nous vivons depuis plus d’un an, il a dû être difficile de travailler tous ensemble…
HoW: Heureusement on vit à l’heure d’Internet, on peut relier n’importe quel astronef à la Terre, la collaboration intergalactique est facile en ces temps de distanciation. Puis les pistes étaient déjà dans la boîte avant le premier confinement. Les étapes techniques ont pu se faire à distance, sans que ça soit trop compliqué, ça a juste pris du temps. Mais c’est bien de prendre le temps aussi.

Pc: Comment composez-vous vos titres et vos riffs?
HoW: Souvent un de nous arrive avec un riff, une idée, et on s’enferme dans une capsule spatiale avec de la drogue et de la bière. La jam dans l’espace, c’est le secret de la compo de groupe pour un power trio comme nous.

Pc: Vous êtes, je suppose, impatients de retrouver un public et la scène…
HoW: On est plus un groupe de live que de studio, alors on ne va pas cacher le fait qu’on n’en peut plus et qu’on a tous envie de suer un bon coup sur scène!

Pc: Vous avez eu l’opportunité d’ouvrir pour Nashville Pussy entre autres. Une petite anecdote à ce sujet?
HoW: La seule chose dont je me souvienne c’est d’avoir aperçu leurs loges avec un stock de Jack à faire baver notre Lemmy et la fameuse scène du chapeau rempli du bon breuvage sur scène!

Pc: Un dernier mot pour encourager nos lecteurs à acquérir votre album et à vous découvrir sur scène…
HoW: Un dernier mot? Ornithorynque. Non plus sérieusement, si votre came c’est les riffs gras et velus, on va vous plaire. Et en plus d’être incroyablement intelligents et drôles, on est super beaux, alors venez nous voir sur scène, Greg joue toujours en caleçon! Le reste, c’est de la poésie.

Pc: Merci pour cette interview!

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